Tsim Tsoum,
Piéce de Théâtre de Sandra Korol,
Mise en scène: Georges Guerreiro
Scènographie, costumes: Masha Schmidt
Lumière, son : John O'Hear
Novembre 2009 - Mars 2010 Théâtres
Production de:
Théâtre de Poche de Genève
Théâtre de Vidy de Lausanne
"Suite matrimoniale (avec vue sur la mère)"
Création Mondiale janvier 2009, Théâtre du Passage, Neuchâtel, Suisse
de Brigitte Rosset et Nicolas Haut
Avec Brigitte ROSSET
Mise en Scène J.L.Barbezat
Direction d'Acteur Georges Guerreiro
Scénographie et création costume Masha Schmidt
Vu au Casino Théâtre de Genève « Suite matrimoniale avec vue sur la mère », one-woman-show de Brigitte Rosset, signé Confiture, écrit par Brigitte Rosset et Nicolas Haut, mis en scène par Jean-Luc Barbezat. Durant une petite heure 30, nous avons assisté à un solo grinçant sur le vie d’une femme. De son mariage à sa vie de mère, en passant naturellement par la maternité et la rupture. Les rires éclatent à gauche, puis à droite, puis devant, puis derrière, en fonction des parcours de vie de chaque spectateur-trice. La pétillante comédienne joue, en aparté, des rôles tellement vrais, celui de sa mère, de son mari, de ses ami-e-s, de l’enseignante psycho-rigide de son gosse, de la pédopsy déglinguée ou de son collègue de boulot totalement beauf.
Les contes de fées se basent sur le schéma « Ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. » Brigitte Rosset nous présente l’envers de la boutique.
Plusieurs scènes sont irrésistibles. L’accouchement, où elle compare son corps à la bouteille d’alcool dans laquelle on retrouve, avec un air interrogatif, une grosse poire alors que le goulot est tout étroit.
Mort de rire, lorsqu’elle évoque ses kilos accumulés avant l’enfantement et son rêve d’accoucher d’un bambin de 17 kilos, évacuant d’un seul coup son surpoids.
Hilarité, quand elle simule la chambre de la maternité envahie par une multitude de visites alors qu’elle allaite avec beaucoup de pudeur.
Une jubilante Mascarade
On rit généreusement au fil du jeu de rôles imaginé, dans Mascarade,
par Nancy Huston et son fils Sacha. D'abord en toute légèreté
«enfantine», puis dans une tonalité plus grinçante et «jaune», où les
problèmes des adultes, sur le divan d'un psy joliment caricaturé, nous
ramènent à la case départ des vieilles blessures faisant de beaucoup
d'entre eux de vieux gamins.
Caspary - 22/02/2008
THÉATRE - En création, la Cie Baraka se réapproprie la pièce de Nancy
Huston et Sacha Todorov, avec deux comédiens aux multiples facettes. A
voir au Petit Théâtre.
On rit généreusement au fil du jeu de rôles imaginé, dans Mascarade,
par Nancy Huston et son fils Sacha. D’abord en toute légèreté
«enfantine», puis dans une tonalité plus grinçante et «jaune», où les
problèmes des adultes, sur le divan d’un psy joliment caricaturé, nous
ramènent à la case départ des vieilles blessures faisant de beaucoup
d’entre eux de vieux gamins.
Le thème dominant, éminemment théâtral et dès les origines de cet art,
du masque et de ce qu’il masque ou démasque, est traité par les auteurs
comme une suite de variations sur des situations connues. A commencer
par la rencontre du loup et de la chèvre, qui échappe à son pauvre sort
en s’improvisant chasseur, avant que le loup se mue en tyrannique
épouse fomentant le meurtre de ce nul, devant laquelle se dresse alors
un flic, que défie un rappeur à la coule, bientôt troublé par une
mijaurée que sa mère harcèle en dépit des conseils de son thérapeute. .
Jardinage kitsch
Sur ce canevas à l’étincelant crescendo verbal, en tout cas jusqu’à
l’apparition de la mère et du psy aux réparties plus attendues, voire
plus pesantes, l’équipe de la Compagnie Baraka, sous la direction de
Georges Guerreiro, assisté de Vincent Babel, signe une création assez
épatante dans l’ensemble, dont l’interprétation virevoltante et
drolatique des deux comédiens, Frédéric Landenberg et Diego Todeschini,
constitue un atout plus qu’appréciable.
Dans un décor kitsch de nid de Barbie, signé Masha Schmidt, à fond de
peluche rose bonbon où telle escarpolette gainée de plumes d’anges
jouxte moult jouets mous et doux pour têtes blondes supergâtées, une
intro un peu longuette, où deux jardiniers jardinent ce parodique
jardin des délices enchanteresses, aboutit soudain à l’apparition d’une
irrésistible chevrette que vient harceler (sexuellement, prétend la
donzelle) le loup, dont les intentions sont traditionnellement moins
apéritives.
Dans les grandes largeurs, l’intention des auteurs de figurer le
chassé-croisé des relations de domination selon le rôle qu’on endosse,
avec tous les renversements subséquents, qu’il s’agisse de conflits de
fonctions ou de genre, d’espèces ou de générations, est modulée par un
dialogue fourmillant d’inventions verbales et de pointes propres à
ravir le jeune public (l’indication «dès 9 ans» est à souligner), et
les enfants de plus 17 ans feront leur miel de plusieurs autres aspects
d’un humour aux multiples connotations, parfaitement ressaisi par le
metteur en scène et les comédiens.
JEAN-LOUIS KUFFER
Note:Lausanne, Le Petit Théâtre (12, place de la Cathédrale),
Mascarade, jusqu’au 16 mars. Me-di 17h; ve 19h; sa 15h et 19h. www.
lepetitheatre. ch
"Trois jours de pluie" de Grinberg au Théâtre du loup à Genève. j'ai adorée travailler sur ce spectacle. première collaboration avec George Guerreiro, depuis nous nous sommes pas quittés.
"les Serpents" de Marie N'Diaye au théâtre de Poche à Genève. un texte hallucinant, incompréhensible à beaucoup de monde. C'est un des mes préférés, ce spectacle, j'ai vécu l'expérience très intense, nous travaillons dans une très belle énergie.
"La jeune fille et la mort" de Dorfmann au théâtre de Grütli à Genève. Un texte très engagé, un travail épuré. Nous sommes parti en tournée à Moscou, St.Petersbourg et Tcheliabinsk, c'était incroyable. Cela dit, ce théâtre-là, les russes le voient comme un ovni, trop statique, trop réservé... Enfin, c'était très instructif...
"Les mangeuses du chocolat" de Blasband au théâtre de Poche à Genève , enfin une comédie. Un travail plein de joie, beaucoup de plaisir. Un succès en salle. On rigole (juste après "La jeune fille", réflexion sur la torture et la folie de la vengeance, un truc super drôle et... les gens adorent!... why not!)
"Les derniers jours de l'humanité" de Kraus au Théâtre du loup à Genève. Un travail colossal, car le texte est énorme (quelques 800 pages, donc). George a fait une adaptation de 3h30, mais la tache est folle: parler de la guerre 14-18 à travers des dizaines des scènes et de personnages. Sur ce projet -là, nous n'avions ni le temps nécessaire, ni assez d'argent, mais une énergie assez extraordinaire (heureusement) Je me suis beaucoup amusée en inventant les costumes. Quoique, la scéno aussi... sans parler d'affiche.
Je sors de l'expérience et la réflexion continue.
Les derniers jours de l'humanité / Création
Karl Kraus / Cie Baraka / m.e.s. Georges Guerreiro
Cette pièce est écrite comme une satire shakespearienne à multiples voix, un portrait ironique et cynique des années 14-18, «durant lesquelles des personnages d’opérette ont joué la tragédie de l’humanité ».
Méconnue, impressionnante et magnifique par son ampleur, elle est considérée comme l’un des comptes rendus les plus fidèles et les plus bouleversants de la Première Guerre mondiale, à mille lieues de l’esthétisation de l’horreur. La guerre mondiale est ici un «carnaval», une comédie dantesque qui se joue aux frontières du burlesque.
Tigres de papier, figures caricaturales, imbéciles, hommes politiques, profiteurs en tout genre, militaires se croisent alors que se joue une des périodes les plus noires de notre histoire.
Karl Kraus nous propose la peinture d’une société décadente et irresponsable et nous renvoie indubitablement à la tragédie géopolitique qui se joue devant nos yeux aujourd’hui.
Georges Guerreiro